Suite aux propos controversés tenus par le président rwandais Paul Kagame sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO (Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme), s’interroge publiquement sur la pertinence de l’accord de Washington, signé récemment pour tenter de ramener la paix dans la région.
« Après la sortie médiatique du Président Kagame, y a-t-il encore quelqu’un au Congo qui croit que l’accord de Washington sera un moyen pour restaurer la paix ? », s’interroge-t-il.
Katende estime que les déclarations de Kagame révèlent un désintérêt manifeste pour la paix en RDC, et un agenda centré sur les intérêts rwandais, notamment à travers l’influence exercée sur les groupes rebelles comme l’AFC/M23.
« Il apparaît clairement qu’il veut seulement la paix pour le Rwanda et non pour le Congo. L’accord de Doha ne peut être effectif que si Monsieur Kagame autorise l’AFC/M23 à agir ainsi », affirme-t-il.
La question désormais posée est : que faire ?
Katende invite les autorités congolaises et la communauté internationale à revoir les stratégies, cesser les illusions diplomatiques, et mettre en place des mécanismes plus contraignants envers les acteurs qui alimentent l’instabilité dans l’Est du pays.
La déclaration souligne le déficit de confiance qui entoure les processus de paix actuels et relance le débat sur la nécessité de solutions endogènes et d’un leadership diplomatique plus ferme du côté congolais.
BIN

+ There are no comments
Add yours