Kasaï : Scandale autour de la validation des suppléants, la communauté Lubudi Sankuru dénonce une violation de la loi

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L’Assemblée provinciale du Kasaï est secouée par une controverse juridique et politique, après la validation jugée irrégulière d’un suppléant député. La communauté Lubudi Sankuru de Mweka, par la voix de son président Benoît Miaka, dénonce ce qu’elle qualifie de « scandale institutionnel », en lien avec le remplacement des députés provinciaux récemment nommés ministres.

Selon l’article 87 du Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale et les dispositions constitutionnelles, le premier suppléant validé par la CENI doit automatiquement être appelé à siéger en cas de vacance du titulaire. Or, si Dodo Piema a bien été installé, Gérard Ngentshi, suppléant de l’honorable Pembelongo, a été écarté au dernier moment, malgré l’adoption en plénière du rapport l’investissant.

Le Bureau aurait évoqué une prétendue nécessité d’un vote supplémentaire, sans fondement juridique, pour justifier l’exclusion. Pour Miaka, il s’agit d’un « sabotage de la légalité orchestré depuis Kinshasa », accusant le Bureau de céder à des influences politiques extérieures.

« C’est une insulte à notre système juridique. Une plénière ne peut être contredite par des décisions partisanes », s’indigne-t-il.

La communauté Lubudi Sankuru exige la réintégration immédiate de Gérard Ngentshi, ainsi qu’une intervention du Chef de l’État pour rétablir l’ordre républicain. Elle appelle enfin les députés provinciaux à défendre la Constitution et non des intérêts de couloir.

Passy Muima
Journaliste d’investigation

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