Un point de presse conjoint s’est tenu au chapiteau de l’État-Major Général des FARDC, animé par le Général-Major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, porte-parole des FARDC, et Paul Nsapu, président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Objectif : éclairer l’opinion sur la situation des officiers FARDC interpellés récemment, sujet à de nombreuses spéculations médiatiques.
Des interpellations légales et sous contrôle
Le Général-Major Ekenge a confirmé que plusieurs officiers généraux et supérieurs sont assignés en résidence surveillée, en bonne santé et mis à la disposition de l’Auditorat militaire général pour l’instruction de dossiers liés à des faits graves, sans préciser davantage. Il a insisté sur la légalité des procédures engagées.
Paul Nsapu confirme les conditions humaines de détention
Paul Nsapu a corroboré ces affirmations. Il a indiqué avoir visité personnellement les officiers concernés, accompagné par des ONG de défense des droits humains. Selon lui, aucun cas de maltraitance n’a été constaté, et les conditions de détention sont même meilleures que celles observées dans les prisons de Makala ou de Ndolo. Les visites familiales sont temporairement suspendues par mesure de sécurité, a-t-il précisé.
Contexte sécuritaire tendu avec le M23
Le point de presse s’est aussi penché sur les violations du cessez-le-feu par le M23, malgré l’accord de Doha signé le 15 novembre. Le général Ekenge a dénoncé les attaques répétées et averti que l’armée reste prête à répondre à toute provocation.
Conclusion : Ce point de presse visait à rétablir la vérité et rassurer l’opinion sur la transparence du processus judiciaire en cours au sein de l’armée, dans un climat sécuritaire fragile à l’Est du pays.
BIN

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