Nord-Kivu : La paix ne viendra ni de Kinshasa ni de Goma, plutôt de nous mêmes (Sociv-Lubena)

Estimated read time 2 min read

​À l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée chaque 21 septembre, le constat demeure amer à Cantine, un village de la localité de Baswagha Lubena en groupement de Baswagha Madiwe en territoire de Beni.

À cette occasion, la société civile forces vives de Baswagha Lubena a peint un tableau sombre face à une insécurité chronique marquée par des braquages, des extorsions et une méfiance grandissante entre la population et les forces de sécurité.

​Tchétché Aliamini, président de cette structure citoyenne a évoqué toute fois la recrudescence du banditisme ciblant les opérateurs économiques.

La paix n’est pas encore une réalité stable à Cantine et notre position de carrefour commercial fait de nous une cible pour la criminalité et les groupes armés
dit-il dans sa sortie médiatique.

​Au-delà des attaques armées, la société civile forces vives pointe du doigt la pauvreté, la prolifération d’armes et la désinformation sur les réseaux sociaux comme des facteurs d’instabilité majeurs.

​Pour sortir de l’impasse, les forces vives préconisent la mise en place d’alertes sécuritaires anonymes, la création de comités de veille citoyenne et la réouverture de cadres de dialogue entre civils et militaires.

​La paix ne viendra pas de Kinshasa ou de Goma. Elle commencera ici à Cantine, quand commerçants, motards, policiers et militaires décideront de se faire confiance
a souligner dans son speech.

​Alors que la région du Nord-Kivu poursuit ses efforts de pacification, l’exemple de Cantine illustre la nécessité de conjuguer une réponse militaire et des mécanismes de confiance communautaire. Vous le savez, sans une justice fonctionnelle pour régler les conflits fonciers et économiques locaux, le chemin vers une stabilité durable restera semé d’embûches

Par Graciano Nguomoja

+ There are no comments

Add yours