Dialogue national : Le Camp de la jeunesse favorable au processus, mais opposé au partage des postes

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Le « Camp de la jeunesse » se dit favorable au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, mais entend poser des garde-fous pour éviter que ces assises ne se transforment en un simple cadre de partage des responsabilités politiques.

Lors d’un point de presse tenu ce samedi à Kinshasa, le coordonnateur de cette coalition, Me Henock Manoka, a appelé à une participation effective de la jeunesse congolaise au processus, y compris celle vivant à l’étranger.

Parmi les exigences avancées figure notamment la retransmission en direct des travaux sur la RTNC, afin de garantir la transparence des assises. Le mouvement réclame également la libération des jeunes détenus pour des motifs politiques.

Le « Camp de la jeunesse » propose par ailleurs l’organisation d’un pré-dialogue réunissant des scientifiques, philosophes, historiens et autres experts. Cette étape devrait, selon la coalition, permettre de dégager une feuille de route impartiale avant l’ouverture des discussions nationales.

« Pas de postes après le dialogue »

L’un des principaux points défendus par la plateforme concerne la finalité du dialogue. Elle rejette catégoriquement toute éventualité d’un accord politique débouchant sur un partage de postes.

Pour porter ce message, le mouvement annonce une campagne dénommée « Pas de postes après le dialogue ».

« Le dialogue doit servir la nation et non les ambitions individuelles », soutient le « Camp de la jeunesse ».

Un fonds pour les jeunes victimes des conflits

La coalition demande également la mise en place d’un fonds de réinsertion destiné aux jeunes victimes des conflits armés. Elle plaide, en outre, pour la création d’un tribunal international chargé de poursuivre les responsables des rébellions ayant pris les armes contre la RDC depuis 1996.

Sur le plan historique, le mouvement souhaite que les autorités congolaises sollicitent la Belgique et l’Allemagne afin de faciliter l’accès aux archives relatives à la nationalité de certains peuples. Une démarche que la plateforme considère comme nécessaire pour éclairer certaines controverses qui continuent de marquer la vie nationale.

La diaspora appelée à participer

Le « Camp de la jeunesse » insiste enfin sur la nécessité d’associer les jeunes Congolais de la diaspora aux discussions. Pour la coalition, leur expérience et leur regard doivent contribuer à la réflexion sur l’avenir de la République démocratique du Congo.

« Aucun parti politique, qu’il soit de la majorité, de l’opposition ou de la société civile, ne défend réellement la participation de la jeunesse à ce dialogue », a regretté Me Henock Manoka.

Le mouvement affirme ainsi vouloir poursuivre sa mobilisation afin que la jeunesse ne soit plus cantonnée au rôle de spectatrice, mais devienne un acteur à part entière des grandes décisions qui engagent l’avenir du pays.

Lelo

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