L’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral ( FMMDI-ONG) a condamné avec la plus grande fermeté la recrudescence des violences commises contre des filles dans la ville de Kananga, au Kasaï Central, appelant les autorités, les familles et les institutions à une mobilisation urgente pour protéger les enfants.
Selon l’organisation, plusieurs cas récents impliquent des victimes âgées de 5, 11 et 14 ans, dont l’une vit avec un handicap. FMMDI rapporte également que deux mineures issues d’une même famille auraient subi des abus sexuels présumés imputés à un colocataire.
L’ONG signale par ailleurs une tentative de viol présumée visant une élève de 16 ans, qui aurait été commise par son encadreur de stage au sein d’un établissement public de la ville.
Dans son communiqué de presse daté du 13 août 2026, FMMDI rappelle qu’aucun enfant ne doit être exposé à la violence, aux abus ou à l’exploitation, quels que soient le lieu ou l’auteur des faits. Pour l’organisation, la protection de l’enfance constitue une responsabilité collective qui engage l’ensemble de la société.
Face à ce qu’elle qualifie d’« actes ignobles », la directrice générale de FMMDI, madame Nathalie Kambala Luse invite les parents et les familles à renforcer leur vigilance sur les déplacements et les fréquentations des enfants afin de créer un environnement plus sûr et protecteur.
FMMDI appelle également les entreprises et les employeurs à intensifier les campagnes de sensibilisation contre les abus, le harcèlement et les violences sexuelles en milieu professionnel. Elle recommande notamment l’adoption et la signature de codes de bonne conduite par les employés.
Aux établissements scolaires et aux structures de formation professionnelle, l’organisation demande la mise en place de mécanismes fiables de prévention, de signalement et de protection pour les filles en situation de stage ou d’apprentissage.
Réaffirmant son engagement dans la lutte contre les violences faites aux enfants et aux adolescentes, FMMDI estime que ces pratiques portent gravement atteinte à l’image des jeunes filles et compromettent leur développement personnel, éducatif et communautaire.
L’ONG exhorte enfin les autorités compétentes à assurer le suivi des dossiers signalés et à garantir que toute victime bénéficie d’une prise en charge adaptée et d’une protection effective.
Lebon Mulomba

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