Le Conseil provincial de la jeunesse du Nord-Kivu a commémoré ce dimanche à Beni la journée du Génocide Congolais, dite « Genocost », en hommage aux victimes des violences armées qui frappent l’est de la République démocratique du Congo.
Les cérémonies ont débuté par une messe œcuménique avant une visite au cimetière où reposent plusieurs victimes de la récente attaque de Ngadi, parmi lesquelles le comédien local Nzanzu Mangese. Des représentants du Conseil urbain de la jeunesse, du Parlement d’enfants et du Parlement des jeunes de Beni ont ensuite convergé vers le rond-point Kabila, dans le quartier Malepe, commune de Beu, pour un moment de recueillement.
Prenant la parole sur place, Emery Malinga, président du Conseil provincial de la jeunesse du Nord-Kivu, a expliqué que le terme « Genocost » renvoie à la fois aux massacres de populations et au pillage des ressources naturelles du pays. Selon lui, cette double dimension doit être reconnue dans la mémoire collective congolaise.
Le responsable de la jeunesse a également plaidé pour que le rond-point Kabila soit rebaptisé « Rond-point Genocost », estimant que les victimes des massacres méritent une reconnaissance symbolique forte de la part des institutions.
Autour du drapeau de la RDC, des bougies allumées et des photographies de victimes ont été disposées par les participants. Une collecte de signatures a par ailleurs été lancée en vue d’une pétition demandant à la communauté internationale de reconnaître le « génocide congolais » comme un crime contre l’humanité.
La journée du Genocost est célébrée chaque 2 août en République démocratique du Congo pour honorer la mémoire des victimes des conflits et des violences armées qui ont marqué l’est du pays.
Par Graciano Nguomoja

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