L’audience s’est ouverte ce lundi à Kinshasa sous la présidence du magistrat Jean Ubulu. Dès l’entame des débats, Constant Mutamba a contesté la régularité de sa citation à comparaître, affirmant n’avoir jamais été régulièrement notifié par la Cour de cassation.
Devant les juges, l’ancien garde des Sceaux a rejeté les mentions figurant sur l’acte de citation, qu’il qualifie d’inexactes.
« J’étais sur mon lit d’hôpital le 3 juillet. Je n’ai jamais vu entrer un greffier du nom de Kinakina. Je n’ai jamais reçu une seule notification. Dire que je me suis réservé de signer est un faux. C’est très grave », a-t-il déclaré.
Plus tôt dans la journée, Constant Mutamba s’était présenté au palais de justice accompagné d’une infirmière et muni d’un kit médical, dans un contexte marqué par une forte mobilisation de ses partisans devant la Cour de cassation.
À l’issue des échanges, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 27 juillet 2026. Selon le président de la composition, cette décision permettra aux deux prévenus de prendre pleinement connaissance du dossier et de préparer leur défense avec l’assistance de leurs conseils.
Le ministère public poursuit Constant Mutamba et Chançard Bolukola pour un présumé détournement de fonds alloués au FRIVAO, un établissement chargé de l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda sur le territoire congolais. Ce dossier, qui suscite un vif intérêt de l’opinion publique, reste au cœur des débats sur la gouvernance et la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.
Rédaction

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