Kasaï : Le gouvernement provincial reporte au 20 juillet le recouvrement forcé de la DGI

Estimated read time 2 min read

Le gouvernement provincial du Kasaï a décidé de reporter au 20 juillet 2026 le lancement de l’opération de recouvrement forcé de la Direction générale des impôts (DGI). Cette mesure vise à accorder un délai supplémentaire aux contribuables afin de régulariser leur situation fiscale dans un climat apaisé.

L’annonce a été faite ce lundi par le gouverneur intérimaire du Kasaï, Dyoley Bokele, à l’issue d’échanges avec les représentants des différentes catégories de contribuables, notamment les conducteurs de taxi-motos et les chauffeurs de véhicules.

Selon l’autorité provinciale, ce report a pour objectif de privilégier une approche de sensibilisation avant toute mesure coercitive.

« Cette décision vise à donner aux contribuables le temps nécessaire pour se mettre en ordre. L’objectif est que l’opération se déroule dans la tranquillité et dans le respect de l’ordre public. Nous voulons favoriser un recouvrement à l’amiable plutôt que des actions susceptibles de perturber la population », a expliqué le gouverneur a.i.

Pour accompagner cette démarche, des équipes de sensibilisation seront déployées dans les parkings et les différentes communes de Tshikapa afin d’informer les contribuables sur les démarches à suivre pour constituer leurs dossiers fiscaux.

Le gouverneur intérimaire a également invité les conducteurs de taxi-motos et les chauffeurs à profiter de ce délai de grâce pour se rendre dans les bureaux de la DGI et obtenir les documents exigés par la réglementation. Il a toutefois prévenu qu’à partir du 20 juillet, les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi.

Prenant la parole, le représentant des conducteurs de taxi-motos et des autres transporteurs a salué cette décision du gouvernement provincial, estimant qu’elle répond aux préoccupations exprimées par les professionnels du secteur.

En conclusion, le gouvernement provincial a appelé l’ensemble des opérateurs économiques au civisme fiscal. Selon les autorités, le respect des obligations fiscales permettra de mobiliser davantage de ressources pour financer les projets d’intérêt public, notamment la réhabilitation des routes, l’amélioration de l’éclairage public et le renforcement des infrastructures au bénéfice de la population.

Par Passy Muima Mishikua

+ There are no comments

Add yours