Beni : Huit militaires FARDC certifiés en déminage après une formation de l’UNMAS/MONUSCO

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Huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont obtenu leur certification EOD (Explosive Ordnance Disposal) niveau 2 à l’issue d’une formation spécialisée organisée à Beni par le Service de lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) de la MONUSCO.

Clôturée le 26 juin 2026, cette session de six semaines s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase d’un programme lancé en avril dernier pour renforcer les capacités nationales dans la lutte contre les engins explosifs de guerre, dont les conséquences continuent d’affecter les populations civiles dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Les participants ont été formés à diverses techniques de neutralisation, d’enlèvement et de destruction des munitions non explosées. Le programme comprenait notamment la traumatologie, la reconnaissance des engins explosifs, le sondage manuel, le marquage des zones dangereuses ainsi que les méthodes de destruction sécurisée.

Pour le capitaine Sylvestre Paluku Kalubenge, l’acquisition de ces compétences représente une avancée importante dans la protection des populations. Il estime toutefois que leur efficacité dépendra également de l’accompagnement matériel du gouvernement.

« La MONUSCO nous a transmis les connaissances nécessaires. Il revient maintenant au gouvernement de nous doter des moyens adéquats afin que nous puissions intervenir efficacement sur le terrain et sauver davantage de vies humaines », a-t-il déclaré.

De son côté, le chef des opérations de l’UNMAS, Bruno Bouchardy, a souligné que cette formation constitue une étape vers une prise en charge autonome de la lutte antimines par les institutions congolaises.

« Ce savoir-faire acquis est désormais entre vos mains. Il démontre que la RDC s’approprie progressivement les outils nécessaires pour assurer la protection de sa population. Nous continuerons à vous accompagner dans cette mission », a-t-il affirmé.

Présent à la cérémonie de clôture, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis Secong Karawa, a salué l’appui de la MONUSCO tout en plaidant pour l’extension de cette formation aux unités de la Police nationale congolaise ainsi qu’au Centre congolais de lutte antimines.

Après avoir validé une première phase de formation de niveau 1 le 15 mai 2026, les huit militaires bénéficiaires disposent désormais d’une qualification avancée leur permettant d’intervenir dans les opérations de déminage et de sécurisation des zones contaminées par des engins explosifs.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la MONUSCO et de l’UNMAS visant à réduire les risques liés aux munitions de guerre et à renforcer durablement la protection des civils dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Isaac Bin-Ngeve

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