Le président angolais João Lourenço a rejeté la proposition de réforme constitutionnelle portée par l’opposition, estimant qu’aucune situation exceptionnelle ne justifie actuellement une refonte des institutions du pays.
Dans une note officielle, l’Exécutif angolais a répondu à l’initiative défendue par Adalberto Costa Júnior, président de l’UNITA, qui plaide pour l’adoption d’une nouvelle Constitution, une profonde réforme politique ainsi qu’une loi d’amnistie visant certains crimes économiques et financiers, accompagnée d’un mécanisme de restitution partielle des avoirs illicites.
Le gouvernement considère que ce type de pacte politique intervient généralement dans des contextes de transition, de rupture institutionnelle ou de crise majeure, des conditions qui, selon les autorités, ne correspondent pas à la situation actuelle de l’Angola.
L’Exécutif rappelle que le pays vit en paix depuis 2002 et organise régulièrement des élections depuis 2008, mettant en avant la stabilité politique et le fonctionnement normal des institutions dans le cadre de la Constitution en vigueur.
Par cette position, le pouvoir dirigé par João Lourenço écarte également l’idée d’un référendum politique, estimant que la mise en place de mécanismes exceptionnels pourrait fragiliser l’État de droit.
Cette divergence de vues pourrait accentuer les tensions politiques entre le parti au pouvoir, le MPLA, et l’UNITA, dans un climat marqué par des débats de plus en plus soutenus autour des réformes institutionnelles en Angola.

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