À Kinshasa, le débat sur l’avenir du système éducatif congolais entre dans une phase décisive. Du 21 au 23 avril 2026, l’Institut National des Arts a accueilli les travaux de la revue finale de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (SSEF) 2016–2025, marquant la fin d’un cycle de réformes engagé il y a une décennie.
Parmi les participants, David Panu Muamba, coordonnateur de l’Action des Jeunes pour le Développement et la Paix (AJDP-ONG), a livré une lecture à la fois nuancée et exigeante des résultats obtenus. Il salue des avancées notables, notamment l’impact de la gratuité de l’enseignement primaire, le renforcement du cadre normatif, les progrès du système d’information pour la gestion de l’éducation (SIGE) ainsi que l’introduction du système LMD ( Licence – Master – Doctorat).

Cependant, il insiste sur les défis persistants qui freinent encore la performance globale du secteur. L’évaluation indépendante réalisée en 2025 met en évidence de faibles acquis scolaires, un manque d’infrastructures adéquates, une gouvernance fragmentée et un financement limité, ainsi que de fortes disparités territoriales.
Les ateliers thématiques organisés à Kinshasa ont ainsi permis d’élaborer un diagnostic partagé et de dégager des pistes de transformation à fort impact. Ces travaux serviront de base à la future Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF) 2026–2030.

Pour David, l’enjeu est désormais clair : capitaliser sur les progrès réalisés tout en accélérant les réformes structurelles afin d’obtenir des résultats tangibles pour les apprenants congolais.
Lebon Mulomba

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