RDC : Cessez-le-feu à Goma , la MONUSCO exige l’arrêt des drones et du brouillage GPS

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À Goma, la pression monte. Pour sa première tournée dans l’est de la République démocratique du Congo, le nouveau chef de la MONUSCO, James Swan, affiche une fermeté sans ambiguïté : sans conditions strictes, aucun cessez-le-feu ne sera jugé crédible.

Arrivé vendredi 24 avril dans la capitale du Nord-Kivu, après des étapes à Beni et Bunia, le diplomate américain a détaillé quatre exigences majeures aux parties en conflit, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles de l’AFC/M23.

« Plus de drones offensifs, plus de brouillage GPS, une liberté totale de mouvement pour les Casques bleus et des aéroports sécurisés », a-t-il martelé. À défaut, prévient-il, toute vérification du cessez-le-feu restera « non crédible ».

Le choix de Goma n’est pas anodin. Ville stratégique sous contrôle rebelle depuis plusieurs mois, elle constitue, selon James Swan, une « place centrale dans les efforts de désescalade ». Sur place, il doit rencontrer le mécanisme régional de vérification, l’EJVM+, chargé de surveiller l’application de la trêve.

Cette sortie intervient dans la foulée des discussions de Montreuil, mi-avril, entre Kinshasa et le M23, où quelques avancées sur l’accès humanitaire ont été saluées par l’Organisation des Nations unies.

Plus tôt dans la semaine, à Beni, le chef de la MONUSCO s’était penché sur la protection des civils face aux attaques des ADF, illustrant l’ampleur des défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.

Avec cette déclaration, James Swan donne le ton : la communauté internationale ne se contentera plus d’engagements flous. Sur le terrain, la crédibilité de la paix se jouera désormais à l’épreuve des faits.

Isaac Bin-Ngeve

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