L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a officiellement exprimé son opposition à toute révision de la Constitution. S’exprimant depuis Afrique du Sud, où il séjourne actuellement, il intervient désormais en qualité de président du mouvement « Sauvons la RDC », une plateforme qu’il présente comme engagée pour la défense de l’ordre constitutionnel et de la démocratie.
Dans une déclaration à forte portée politique, Joseph Kabila met en garde contre toute initiative visant à modifier la loi fondamentale, estimant qu’une telle démarche risquerait de fragiliser les acquis démocratiques et de compromettre la stabilité institutionnelle du pays. Pour lui, la priorité devrait être accordée au respect strict de la Constitution en vigueur.
Au-delà de la question constitutionnelle, l’ancien chef de l’État dresse un tableau critique de la gouvernance actuelle. Sans le citer nommément, ses propos visent le régime du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de s’inscrire dans une logique de concentration du pouvoir et d’affaiblissement des institutions républicaines. Il évoque notamment une « dérive autoritaire » susceptible, selon lui, de compromettre l’équilibre démocratique.
Joseph Kabila pointe également la dégradation persistante de la situation sécuritaire, en particulier dans l’est du pays, théâtre de conflits armés récurrents. Il considère que cette instabilité traduit les limites des stratégies mises en œuvre par les autorités actuelles pour restaurer la paix et la sécurité.
Cette prise de position marque un retour plus visible de Joseph Kabila dans le débat public congolais. En se positionnant contre la révision constitutionnelle, il s’inscrit comme l’une des principales voix critiques face au pouvoir en place, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes autour des réformes institutionnelles.
À mesure que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution prend de l’ampleur, cette sortie pourrait contribuer à polariser davantage la scène politique nationale, entre partisans du changement et défenseurs du statu quo constitutionnel
Rédaction

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