Une déclaration de Willy Bakonga suscite une vive controverse sur la scène politique congolaise. Lors d’une prise de parole publique, l’ancien ministre a affirmé que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, « doit rester président éternellement », remettant en question le principe de limitation des mandats en République démocratique du Congo.
Dans ses propos, Willy Bakonga a défendu la légitimité et le bilan du président en exercice, rejetant toute idée d’alternance au sommet de l’État. « Qui a dit que Fatshi n’est pas légitime ? (…) Lui qui fait un bon travail (…) il doit rester là », a-t-il martelé, dans un mélange de français et de lingala, assumant une position qui tranche avec les principes démocratiques consacrés par la Constitution congolaise.
Se présentant par ailleurs comme un ancien « kabiliste de sang », Bakonga surprend par ce soutien affirmé à Félix Tshisekedi, dans un contexte politique marqué par des recompositions et des alliances fluctuantes.
Ces déclarations interviennent alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle reste sensible en RDC. La limitation des mandats présidentiels constitue en effet un pilier du système démocratique congolais, et toute tentative de modification suscite généralement de fortes tensions au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Par ailleurs, l’opposition congolaise est souvent critiquée pour son manque de dynamisme, laissant le champ politique largement dominé par le pouvoir en place. Dans ce contexte, les propos de Willy Bakonga ravivent les inquiétudes quant à une possible concentration du pouvoir exécutif et relancent le débat sur l’avenir démocratique du pays.
Entre soutien assumé et polémique grandissante, cette sortie médiatique pourrait marquer un nouveau tournant dans les discussions autour de la gouvernance et du respect de l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
Lelo

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