Ituri : Vives tensions après des accusations d’exactions contre les FARDC

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La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la province de l’Ituri, où de graves accusations visent des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soupçonnés d’exactions contre des civils déplacés.

Selon des sources locales, plusieurs incidents meurtriers auraient été enregistrés entre le 7 et le 16 mars 2026 dans la chefferie de Bahema Badjere, notamment dans les localités de Tchibu, ARR et sur la colline de Vidikpa. Un homme d’une soixantaine d’années aurait été abattu à Lenge, tandis que deux jeunes de 15 et 19 ans auraient été tués le lendemain. Le 9 mars, seize personnes auraient également été arrêtées de manière arbitraire à Djugwala.

La situation se serait encore détériorée le 16 mars, lorsque des tirs auraient été dirigés contre des déplacés dans les sites de Savo, causant des morts et plusieurs blessés. D’autres sources évoquent également la mort de trois personnes sur la route de Vidikpa.

Face à ces allégations, la tension reste vive au sein des communautés locales, notamment parmi la communauté Hema, particulièrement affectée par les déplacements liés aux violences.

Certaines voix, au sein de la notabilité locale, dénoncent une situation alarmante et remettent en cause le rôle de la MONUSCO, accusée de passivité face aux violences.

Des acteurs sociopolitiques, dont Byaruhanga Mughera, appellent à une mobilisation urgente de la communauté internationale afin de garantir la protection des civils.

Dans ce contexte, plusieurs organisations de la société civile exigent l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour faire toute la lumière sur ces faits et établir les responsabilités.

Ces accusations, si elles sont avérées, pourraient raviver davantage les tensions dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo, déjà fragilisée par des conflits récurrents.

Lelo

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