RDC : l’ADENAC plaide pour des réformes constitutionnelles « courageuses » et adaptées aux réalités nationales

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Dans un contexte marqué par un débat croissant autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo, l’ADENAC appelle à des réformes « audacieuses et responsables » en vue de garantir la stabilité politique et le développement durable du pays.

Dans une prise de position rendue publique, son président national, Adrien Phoba, souligne la nécessité d’aborder cette question « en toute responsabilité et en connaissance des causes », en s’inspirant notamment des expériences étrangères.

À titre illustratif, il évoque le cas de la France, qui a connu plusieurs constitutions et traversé différentes républiques, de la Première à l’actuelle Cinquième République. Selon lui, ce pays a également fait face à des périodes d’instabilité politique, d’occupation et d’agressions extérieures, avant de se stabiliser institutionnellement.

Il rappelle que c’est sous l’impulsion du Charles de Gaulle qu’a été adoptée la Constitution de 1958, mettant fin aux régimes d’assemblée jugés fragilisants pour l’exécutif et instaurant un régime semi-présidentiel toujours en vigueur aujourd’hui.

S’agissant de la RDC, l’ADENAC dresse un constat jugé préoccupant de l’évolution politique du pays depuis son accession à l’indépendance. De la Première à la Troisième République, le pays a connu, selon cette formation politique, des instabilités récurrentes, des agressions extérieures et une succession de textes constitutionnels.

Pour sortir de ce cycle, le parti préconise l’élaboration d’une Constitution « stable et solide », capable de rompre avec les arrangements institutionnels issus du dialogue intercongolais de Sun City, notamment le système dit « 1+4 », mis en place pour assurer l’équilibre entre anciens belligérants.

Tout en se disant ouverte à un débat constitutionnel inclusif, l’ADENAC insiste sur la nécessité de mener des réformes en profondeur, afin de doter la RDC d’un cadre juridique « responsable et digne », en phase avec ses réalités propres.

Le parti dénonce par ailleurs le « mimétisme constitutionnel » et plaide pour une loi fondamentale conçue par et pour les Congolais. « Il faut une Constitution rédigée par les Congolaises et les Congolais, pour un développement réel et effectif du pays », martèle Adrien Phoba.

Rédaction

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