Le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji a suscité de vives réactions après ses déclarations sur l’échéance électorale de 2028 en République démocratique du Congo.
S’exprimant sur le contexte sécuritaire et budgétaire actuel, l’élu a estimé qu’il serait impossible d’organiser les élections d’ici 2028, invoquant notamment la priorité accordée à l’effort de guerre.
« Le tableau est clair, on voit facilement qu’il est impossible d’organiser les élections d’ici 2028. Pour les organiser, il faut des moyens, il faut mobiliser de l’argent, et si l’argent à mobiliser va en guerre… Entre organiser les élections dans le délai et bouter dehors l’ennemi, le choix est clair : bouter d’abord l’ennemi dehors », a-t-il déclaré.
Selon le sénateur, les ressources financières nécessaires à la tenue des scrutins devraient, dans le contexte actuel, être orientées vers la défense nationale et la reconquête des zones sous menace sécuritaire, notamment dans l’est du pays.
Dans la foulée, Alphonse Ngoyi Kasanji a ajouté :
« Il faut au moins 7 ans pour permettre au président de la République de mieux travailler. »
Ces propos interviennent alors que la question du respect du calendrier électoral demeure un sujet sensible dans le débat politique congolais. Toute éventuelle prolongation de mandat ou réaménagement du cycle électoral pourrait susciter des tensions au sein de la classe politique et de la société civile, attachées au respect des dispositions constitutionnelles.
À ce stade, aucune position officielle des institutions compétentes n’a été communiquée concernant une éventuelle révision du calendrier électoral.
Lelo

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