Le centre commercial de Bule, dans le territoire de Djugu (Ituri), a une nouvelle fois été frappé par la violence armée, plongeant la population dans le deuil et l’angoisse.
L’assassinat de Désiré Malodra, président de la société civile locale, survenu le mercredi 04 février 2025, suivi le même jour de l’enlèvement du président de la FEC/Bule, a provoqué une vive émotion au sein de la communauté.
Ces actes tragiques s’inscrivent dans un contexte d’attaques répétées attribuées aux éléments de la CRP, un groupe armé régulièrement signalé dans la zone, notamment lors des opérations de reconquête menées par les FARDC. À Bule, ce sont une fois de plus les civils et les leaders communautaires qui paient le prix de cette instabilité chronique.
Face à cette situation, Maître Mokili Mungunuti David, surnommé la Sentinelle de la République, est sorti de son silence pour adresser un message ferme à Thomas Lubanga, présenté comme le leader de la CRP. Dans une déclaration au ton grave, il a lancé :
« Soyez le sel de la terre et non le piment de la terre.
La vie a besoin des saveurs et non des brûleurs. »
Un message perçu comme une interpellation directe, appelant à la fin des violences, des assassinats ciblés et des enlèvements qui maintiennent les communautés de Djugu dans la peur et le deuil.
Si la libération du président de la FEC/Bule, intervenue dans l’après-midi du dimanche 08 février 2026, a apporté un soulagement momentané, elle ne saurait effacer la perte d’un acteur majeur de la société civile ni dissiper les profondes inquiétudes de la population.
Aujourd’hui, Bule a besoin d’actes forts : la fin des attaques contre les civils, la sécurisation durable de la zone et le retour effectif de l’autorité de l’État.
Le message de Maître Mokili résonne dès lors comme un ultimatum moral : choisir la responsabilité historique ou rester associé à la destruction d’un territoire déjà lourdement meurtri.
Rédaction

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