L’Alliance pour le Changement (A.Ch), formation politique dirigée par l’opposant Jean-Marc Kabund, pose des préalables à sa participation à un éventuel dialogue politique en République démocratique du Congo.
Dans une prise de position rendue publique, le parti conditionne sa présence aux assises à la désignation préalable d’un facilitateur jugé neutre et consensuel, capable de garantir l’impartialité du processus.
Exigence d’un cadre crédible
Pour l’A.Ch, la crédibilité du dialogue dépend avant tout de son architecture organisationnelle, notamment du choix de la personnalité appelée à en assurer la facilitation.
Le parti estime qu’il serait politiquement inacceptable qu’un pouvoir qu’il qualifie de « contesté » s’octroie le droit de choisir seul ses interlocuteurs, d’en fixer les règles de fonctionnement ainsi que les lignes rouges à ne pas franchir.
Crainte d’un « monologue politique »
Selon la formation de Jean-Marc Kabund, une telle démarche viderait le dialogue de sa substance.
Le processus risquerait de s’apparenter davantage à un monologue qu’à un véritable dialogue inclusif, prévient l’Alliance pour le Changement.
Le parti insiste ainsi sur la nécessité d’un cadre équilibré, où toutes les parties prenantes — majorité, opposition et forces vives — participeraient sur un pied d’égalité.
Enjeux politiques du dialogue
Cette sortie intervient dans un contexte où la perspective d’un dialogue politique est régulièrement évoquée pour aborder plusieurs questions d’intérêt national, notamment les réformes institutionnelles, le processus électoral et la situation sécuritaire.
La position de l’A.Ch pourrait ainsi influencer les équilibres de participation, d’autant que la question de la facilitation constitue historiquement un point sensible dans les processus de négociations politiques en RDC.
BIN

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