Les déplacés de guerre originaires du territoire de Lubero, notamment des villages Itendi et d’autres localités du groupement Manzia, ont tenu une réunion dimanche 1er février 2026 à Komba, dans la commune de Vulamba, en ville de Butembo au Nord-Kivu. Cette rencontre s’est déroulée en présence des animateurs de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination urbaine de Butembo, ainsi que du noyau de cette structure dans le groupement Manzia.
Au cours de ces échanges, la situation humanitaire des déplacés, victimes de l’activisme des rebelles ADF, a été examinée en profondeur. Les participants ont également formulé plusieurs recommandations à l’intention des autorités compétentes afin d’améliorer leurs conditions de vie et de sécurité.
S’exprimant devant la presse ce lundi 2 février 2026, le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise de Butembo, Maître Katembo Mirembe Syavughanguse, a présenté les grandes lignes issues de cette réunion. Il a indiqué que les déplacés de guerre ont, dans un premier temps, exprimé leur gratitude envers les familles d’accueil qui les hébergent depuis leur fuite des zones d’insécurité.
Toutefois, ces derniers ont déploré la précarité persistante de leur situation humanitaire, marquée par l’absence d’un soutien public conséquent. Ils ont également condamné avec fermeté les violences et massacres perpétrés par les rebelles ADF contre la population civile dans le territoire de Lubero et Beni. Face à cette insécurité grandissante, les déplacés ont recommandé au Gouvernement congolais de doter les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP/Wazalendo) de tenues spécifiques, afin de les différencier clairement des autres porteurs d’armes. Selon eux, l’absence de signes distinctifs favorise la confusion et permet à l’ennemi de se faire passer pour des Wazalendo.
Par ailleurs, ces déplacés ont plaidé pour la relève des éléments des FARDC déployés depuis longtemps dans certaines zones opérationnelles, estimant qu’une rotation pourrait renforcer l’efficacité sur le terrain.
Ils ont enfin dénoncé la multiplication des barrières illégales érigées sur plusieurs axes routiers, une pratique qui, selon eux, accentue davantage la souffrance des populations déjà vulnérables.
AMISI Jackson

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