Le bilan de l’attaque attribuée aux terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans la chefferie de Walese Vonkutu, territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri a été revu nettement à la hausse. Initialement évalué à trois morts, il s’élève désormais à 25 civils tués, selon des sources locales concordantes.
L’attaque est survenue aux premières heures de la matinée de ce dimanche 25 janvier 2026, aux environs de 4 heures, dans la localité de Apakolu. D’après les témoignages recueillis sur place, 15 civils, tous des hommes, ont été enfermés dans une maison avant d’être exécutés par les assaillants. Sept autres civils ont été tués le long de la route, alors qu’ils tentaient vraisemblablement de fuir l’incursion.
Ce bilan demeure provisoire, plusieurs corps pouvant encore être découverts dans la zone, selon les notables locaux. Par ailleurs, plusieurs civils ont été pris en otage par les assaillants, dont la destination reste inconnue à ce stade, accentuant l’angoisse au sein des communautés riveraines.
Face à cette nouvelle flambée de violences, des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement urgent du dispositif sécuritaire dans cette partie du territoire d’Irumu. Les acteurs locaux demandent notamment l’installation de positions de sécurité le long de la rivière Ituri, précisément au niveau de Kivuko de Fufukeba, dans le village de Bwanasura, ainsi qu’au niveau de Kivuko de Kintumbe, dans le village de Pikamaibo, vers la concession Apafev/Mayangose.
Cette attaque relance une fois de plus le débat sur l’efficacité des stratégies de sécurisation mises en place dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où les civils continuent de payer un lourd tribut aux violences armées.
En attendant, la population locale appelle les autorités compétentes à agir rapidement pour prévenir de nouvelles attaques et assurer la protection des civils, régulièrement pris pour cibles dans cette région en proie à l’insécurité persistante.
Alex Diya

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