Des victimes de la guerre dite de six jours, qui avait opposé en juin 2000 à Kisangani les forces rwandaises et ougandaises sur le sol congolais, sont montées au créneau pour interpeller le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans une déclaration rendue publique, ces victimes appellent le Chef de l’État à écarter Mimie Mopunga de la direction du FRIVAO (Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC), l’accusant d’avoir contribué à leurs souffrances en sa qualité de secrétaire du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) au moment des faits.
Pour ces survivants et ayants droit, la présence d’une personnalité associée à un mouvement rebelle impliqué dans le conflit constitue une contradiction morale et symbolique, voire une atteinte au processus de justice réparatrice que le FRIVAO est censé incarner.
« On ne peut pas confier la réparation des victimes à des personnes que nous considérons comme liées à notre tragédie », affirment-ils, estimant que cette situation fragilise la crédibilité de l’institution et ravive les blessures encore ouvertes de la population de Kisangani.
Les victimes rappellent que la guerre de six jours a causé des milliers de morts, de blessés et d’importants dégâts matériels, et que la gestion du FRIVAO doit répondre à des exigences strictes d’impartialité, de sensibilité et de respect de la mémoire des victimes.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée ni de la part de Mimie Mopunga ni des autorités concernées.
Les victimes exhortent toutefois le Président Tshisekedi à poser un acte fort, en cohérence avec son engagement en faveur de la justice, de la réparation et de la réconciliation nationale.

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