Kasaï : Une députée provinciale s’insurge contre le contrat Toha et exige sa résiliation

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La situation au Kasaï, prend une tournure préoccupante alors qu’une députée s’exprime fermement contre un contrat liant le gouvernement provincial à la société Toha. Cette réaction fait suite à une série de visites effectuées par des parlementaires dans la région.

La députée provinciale Aphonsine Nkuna Biduayi, actuellement en vacances parlementaires à Tshikapa, a exprimé son mécontentement à l’égard du travail effectué par certaines entreprises, en particulier celle de Toha. Elle appelle le gouvernement central à résilier ces contrats, affirmant que les travaux réalisés jusqu’à présent ne répondent pas aux attentes.

Madame Nkuna a rapporté ses observations suite à des visites sur le terrain, notamment concernant l’avenue Likasi, qui était autrefois en piteux état. « Je suis très contente que cette avenue soit devenue aujourd’hui fréquentable », déclare-t-elle. Cependant, elle insiste sur le fait que des améliorations restent nécessaires.

Concernant la centrale de Lungundi, elle a révélé que des travaux de réhabilitation étaient en cours. Les coupures de courant, qui affectaient la population, seraient sur le point de s’améliorer avec la mise en service de la deuxième étape de la centrale, augmentant la capacité totale à 6 mégawatts. « La société nous a rassurés que le président viendra lui-même allumer la première ampoule », a-t-elle ajouté avec optimisme.

Lors d’une réunion avec des collègues parlementaires, la députée a évoqué les préoccupations concernant l’aéroport de Tshikapa. Elle a souligné que le marché attribué à Toha devait être réévalué, en raison de son rendement insatisfaisant. « Nous ne pouvons pas accepter que l’entreprise qui a remporté le marché continue à travailler ici. Nous devons chercher une autre société capable de fournir un service satisfaisant pour la construction d’un aéroport moderne », a-t-elle déclaré.

Au sujet de la route Kadianji, la députée a insisté sur la nécessité de transférer le contrat à une autre entreprise, évoquant le manque de financements dont souffre Toha. « Les travaux n’ont pas avancé depuis plus d’un an, et nous ne pouvons pas accepter une telle situation alors que notre ville est en pleine transformation », a-t-elle conclu.

L’appel à la résiliation du contrat de Toha soulève des questions cruciales sur la qualité des travaux réalisés au Kasaï et sur la responsabilité des entreprises engagées par le gouvernement. Les parlementaires, unis dans leur volonté de défendre les intérêts de la population, semblent déterminés à prendre des mesures concrètes pour garantir un développement efficace et durable dans leur province. La pression croissante sur le gouvernement pourrait bien entraîner des changements significatifs dans la gestion des contrats publics à l’avenir.

Passy Muima

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