Dans un contexte d’insécurité persistante à Mambasa, en province de l’Ituri, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) dénonce les pratiques illégales de certains magistrats et Officiers de Police Judiciaire (OPJ), qui procèdent à des arrestations sans respecter les droits fondamentaux des citoyens.
Dans une correspondance adressée aux chefs des parquets civils et militaires locaux, Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la NSCC/Mambasa, déplore que des personnes soient arrêtées sans être informées des charges qui pèsent contre elles, en violation flagrante du Code pénal congolais et de l’article 18 de la Constitution.
« Après le procès-verbal, c’est directement le cachot, sans même notifier les charges à l’inculpé. C’est une pratique grave que nous avons dénoncée aux autorités judiciaires compétentes », a déclaré Me Paluku.
La NSCC appelle à une intervention urgente des responsables judiciaires pour mettre fin à ces dérives, qui portent atteinte à la dignité humaine et compromettent la confiance de la population envers la justice.
Pour rappel, la Constitution garantit à toute personne arrêtée le droit d’être immédiatement informée du motif de son arrestation, dans sa langue, de contacter sa famille ou un avocat, et d’être présentée à la justice dans un délai de 48 heures.
Graciano Nguomoja, depuis Beni.

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