Le Burundi fait face à une pression humanitaire croissante en raison de l’arrivée massive de réfugiés congolais fuyant les violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.
Selon les autorités burundaises et plusieurs agences humanitaires, plus de 40 000 personnes auraient franchi la frontière au cours des trois derniers mois. Ce déplacement s’intensifie à mesure que les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23/AFC se multiplient, poussant les populations civiles à chercher refuge dans les pays voisins.
Les camps de réfugiés, notamment à Nyankanda et Kavumu, sont désormais saturés, tandis que les ressources alimentaires, sanitaires et logistiques sont largement insuffisantes. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) tire la sonnette d’alarme, évoquant un risque d’effondrement de la réponse humanitaire si une aide urgente n’est pas mobilisée.
« Le Burundi accueille ces réfugiés avec solidarité, mais nos capacités sont limitées. Nous appelons à un soutien rapide de la communauté internationale », a déclaré un responsable du ministère burundais de l’Intérieur.
Cette situation illustre les conséquences régionales de la crise sécuritaire en RDC et souligne l’urgence d’une solution politique durable dans les Grands Lacs.

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