Alors que le conflit intercommunautaire Mobondo, ayant déjà causé plus de 20.000 morts depuis sa résurgence dans le Mai-Ndombe, gagne du terrain jusqu’à Maluku, aux portes de Kinshasa, l’Église catholique tire la sonnette d’alarme.
Elle dénonce le silence et l’inaction des autorités, estimant que cette menace de l’Ouest est largement sous-estimée, contrairement à la situation de l’Est du pays qui retient toute l’attention politique et médiatique.
« On parle peu du Mobondo alors que les massacres se rapprochent de la capitale », s’indigne un responsable ecclésiastique.
À Maluku, commune semi-rurale de Kinshasa, des affrontements sporadiques sont signalés malgré les opérations des forces loyalistes. L’insécurité y reste palpable.
L’Église appelle à une réponse urgente, équitable et nationale, soulignant que la stabilité du pays passe aussi par la gestion proactive des conflits à l’Ouest.
Elle exhorte le gouvernement à renforcer la présence sécuritaire, engager une médiation sérieuse entre les communautés yaka et teké, et protéger les populations civiles exposées à ce conflit meurtrier.
BIN

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