Tanzanie : La présidente Samia Suluhu Hassan nomme sa fille, son gendre et le fils de l’ancien président à des postes clés du gouvernement

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Dans une large refonte de son gouvernement annoncée lundi, la présidente Samia Suluhu Hassan a procédé à plusieurs nominations très remarquées, mettant en avant des membres de sa famille et du cercle politique proche. Ces décisions interviennent quelques semaines seulement après l’élection controversée du 29 octobre, où elle aurait obtenu près de 98 % des voix selon les résultats officiels.

Parmi les nominations :

  • Sa fille, Wanu Hafidh Ameir (43 ans), députée de l’île de Zanzibar, a été nommée vice‑ministre de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie.
  • Le mari de cette dernière, Mohamed Mchengerwa (46 ans), député de la région de Pwani, a été nommé ministre de la Santé.
  • Le fils de l’ancien président Jakaya Kikwete, Ridhwani Kikwete (46 ans), est quant à lui nommé ministre de la Fonction publique et de la Bonne gouvernance.
    La présidente Suluhu a justifié la refonte en mettant en avant l’« efficacité et responsabilité » dans la fonction publique, tout en affirmant vouloir donner un nouveau souffle à son administration après la récente élection. Mais ces nominations suscitent déjà des interrogations dans l’opinion publique sur les principes de transparence et de bonne gouvernance.

Selon certains analystes, la nomination de proches ou membres du cercle familial à des fonctions gouvernementales peut être perçue comme un « népotisme institutionnalisé ». Toutefois, ses partisans estiment que les personnes nommées possèdent un mandat démocratique et une expérience politique.

Le contexte de ces nominations est également marqué par une tension politique accrue : l’élection du 29 octobre a été largement critiquée pour les restrictions imposées à l’opposition, des violences post‑électorales et un taux d’abstention élevé.

L’opposition Tanzanienne et certains observateurs internationaux soulignent que ces bouleversements gouvernementaux, combinés à une forte concentration du pouvoir, pourraient fragiliser davantage la gouvernance démocratique. Néanmoins, ils restent attentifs à la capacité du nouveau gouvernement à livrer des résultats concrets pour la population.

BIN

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