Dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, la situation des habitants du groupement de Bakaeku devient de plus en plus alarmante. L’absence de l’autorité de l’État a laissé une population vulnérable face à l’insécurité grandissante, exacerbée par les attaques répétées des rebelles ADF.
La souffrance des habitants ne passe pas inaperçue. La Convention pour le respect des droits humains (CRDH), via son représentant local, Grâce Kakine, exprime de vives inquiétudes sur la situation actuelle. Selon lui, depuis le début de l’année scolaire, de nombreuses localités n’ont pas pu organiser les activités scolaires, laissant les enfants sans éducation et exposés à de nombreux dangers.
« Les enfants sont abandonnés à leur triste sort. Le service de l’état civil est inexistant ici chez nous, et les Wazalendo font la loi ici. Nous avons alerté à maintes reprises les autorités compétentes, mais sans succès », déclare Kakine, dénonçant l’absence de mesures concrètes pour protéger la population.
Les attaques des rebelles ADF, qui ont ciblé plusieurs entités du groupement, continuent de faire des ravages. Des civils sont morts, d’autres ont disparu, et des dégâts matériels importants sont à déplorer. La peur s’est installée au sein des communautés, qui vivent dans l’angoisse d’une nouvelle incursion armée.
L’absence d’une réponse efficace de l’État face à cette situation préoccupante soulève des questions quant à la protection des droits fondamentaux des citoyens. La population se retrouve livrée à elle-même, sans recours ni protection.
Avec une situation aussi critique, les organisations locales comme la CRDH appellent à une intervention urgente des autorités nationales et provinciales. Elles insistent sur la nécessité d’une présence étatique renforcée afin de restaurer la sécurité et l’ordre dans la région.
« Il est vital que l’État réagisse pour garantir la sécurité des populations et assurer leur accès à l’éducation et aux services de base », conclut Grâce Kakine.
L’absence d’autorité dans le groupement de Bakaeku met en lumière l’urgence d’une intervention pour protéger les droits et la dignité des habitants. Alors que la communauté internationale et les ONG surveillent la situation, il devient impératif que des actions concrètes soient entreprises pour rétablir la paix et la sécurité dans cette région de l’Ituri.
Graciano Nguomoja depuis Beni

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