Entourée de neuf pays voisins, la République démocratique du Congo se situe au centre de l’Afrique. Cette position laisse le pays de Lumumba dans une précarité en ce qui concerne sa sécurité sous toutes ses formes. Ses frontières sont menacées à chaque instant.
Nonobstant la présence de certains services de sécurité, dont la Direction générale de migration et l’Agence nationale de renseignements, la RDC n’est pourtant pas en mesure de sécuriser ses propres concitoyens, voire ses frontières, contre la prédation externe.
De l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud, le problème de l’insécurité est majeur, malgré les efforts mis en place par ses dirigeants.
Au niveau interne, il suffit qu’une action judiciaire soit déclenchée contre une personnalité publique ou privée ; en moins d’heures, cette dernière se fraye un chemin, soit par la voie ferrée, soit par voie terrestre, même par la route. D’où la question de savoir que font les services habilités ?
Alors qu’il était attendu à Kinshasa sur invitation du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, des rumeurs ont circulé, affirmant que le gouverneur du Haut-Katanga se serait réfugié en Afrique du Sud. Comment a-t-il pu échapper aux services de sécurité ? Qui lui a facilité la tâche ? Loin de remettre en cause le travail de la DGM, cette situation démontre l’inefficacité de ce service à sécuriser les frontières de la RDC.
Parmi les cas notables, on peut citer celui du député national Matata Ponyo, ce fugitif qui a réussi à franchir toutes les frontières de la RDC pour se retrouver ailleurs, à l’insu de toute la sécurité interne.
De même, dans l’affaire Mutamba devant la Cour de cassation, Willy Musheni, communément appelé « code ya mboka », principal actionnaire de la société Zion Construction, est introuvable. Plusieurs autres cas pourraient être énumérés, sous le regard impuissant des services de sécurité.
Comme le disait Thomas Sankara : « La guerre n’est pas conçue par ceux qui déterminent ce que l’ennemi est à l’intérieur. »
Pourquoi les étrangers ont-ils la facilité d’entrer et de sortir du sol congolais sans inquiétude ? À l’instar des autres nations, la RDC n’est-elle pas indépendante et imposante ? s’interrogent les Congolais lambda.
Une nation est forte lorsqu’elle est respectée. Elle est imposante, une préoccupation pour la République démocratique du Congo, dont la reconnaissance internationale date de plusieurs années, mais qui souffre de l’insécurité de ses frontières.

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