Crise sécuritaire en RDC : Claude Baziluka s’interroge sur la stratégie de Kinshasa

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Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de mettre fin à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, les avancées concrètes sur le terrain restent au cœur des préoccupations. Pour le juriste et libre penseur Claude Baziluka, cette situation soulève des interrogations sur la stratégie suivie par Kinshasa.

Dans une analyse consacrée à la crise congolaise, Claude Baziluka passe en revue les différents processus engagés ces dernières années, notamment ceux de Nairobi, Luanda, Washington et Doha. Selon lui, ces initiatives n’ont pas encore permis de mettre durablement fin aux violences ni de restaurer pleinement l’autorité de l’État dans les territoires contrôlés par l’AFC/M23.

Une succession de processus diplomatiques

Pour Claude Baziluka, la multiplication des cadres de négociation pose désormais la question de leur efficacité. Pendant que les discussions se poursuivent, souligne-t-il, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs zones de l’est du pays.

Le juriste s’interroge ainsi sur l’équilibre entre la voie diplomatique et les autres options dont dispose Kinshasa. Faut-il poursuivre les négociations, renforcer les capacités militaires ou rechercher une nouvelle approche susceptible de modifier le rapport de force sur le terrain ?

Le Dialogue national également questionné

Claude Baziluka porte également un regard critique sur le Dialogue national inclusif envisagé par les autorités congolaises. À ses yeux, ce processus ne pourra véritablement répondre aux préoccupations du moment si la question sécuritaire et celle du contrôle des territoires restent sans réponse.

Il estime que l’enjeu dépasse désormais le seul cadre politique interne : il concerne directement la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.

Le spectre d’une « balkanisation de facto »

Dans son analyse, Claude Baziluka évoque également le risque d’une « balkanisation de facto » du pays si la situation venait à se prolonger.

Il s’interroge notamment sur les conséquences à long terme d’une occupation durable des territoires, allant jusqu’à envisager l’hypothèse de futures revendications politiques ou territoriales dans les zones actuellement contrôlées par les groupes armés.

Cette hypothèse est présentée comme un scénario d’alerte et non comme une réalité établie. Elle traduit, selon lui, la nécessité pour Kinshasa d’anticiper les conséquences politiques, sécuritaires et territoriales d’une crise prolongée.

Quelle stratégie pour Kinshasa ?

Au-delà du choix entre diplomatie et option militaire, l’analyse de Claude Baziluka pose une question centrale : comment transformer les différents engagements diplomatiques en résultats concrets sur le terrain ?

Alors que les processus de Washington et de Doha se poursuivent parallèlement aux autres initiatives régionales, la question de la restauration de l’autorité de l’État dans les territoires contrôlés par l’AFC/M23 demeure au centre des préoccupations.

Pour Claude Baziluka, les autorités congolaises sont désormais appelées à clarifier leur stratégie face à une crise dont les conséquences pourraient dépasser le seul cadre sécuritaire.

Lelo

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