RDC : le PCE-RECC s’oppose à l’initiative de Macron de réunir les dirigeants africains en France

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L’Initiative « Pour ma commune, je m’engage », à travers le Réseau d’Engagement des Citoyens Congolais (PCE-RECC), réagit aux propos du président français Emmanuel Macron concernant son intention de réunir en France plusieurs dirigeants africains autour des questions liées à la prospérité économique du continent.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre, le PCE-RECC estime qu’une telle démarche ne saurait être perçue comme un partenariat véritablement équilibré dès lors que les discussions sur l’avenir de l’Afrique sont organisées en dehors du continent.

Pour cette organisation citoyenne, le choix de la France comme cadre de ces échanges soulève une interrogation fondamentale : « pourquoi organiser ces échanges hors du continent, et sous un cadre défini depuis l’extérieur ? »

Le PCE-RECC craint notamment qu’une telle rencontre puisse donner l’apparence d’une consultation tout en laissant à des acteurs extérieurs la maîtrise de l’agenda, du cadre et des principaux leviers de décision.

Dans sa déclaration, le réseau citoyen insiste sur la nécessité de placer les acteurs africains au centre des initiatives portant sur le développement économique du continent.

Selon le PCE-RECC, la prospérité de l’Afrique ne peut reposer sur des sommets symboliques ou des rencontres organisées depuis l’étranger. Elle devrait plutôt s’appuyer sur des mécanismes concrets, une gouvernance structurée, des engagements mesurables et une mise en œuvre assumée par les Africains eux-mêmes.

L’organisation formule ainsi trois principales exigences.

La première concerne le lieu et le cadre. Le PCE-RECC souhaite que les discussions portant sur l’avenir du continent se tiennent en Afrique, afin de mieux prendre en compte les réalités et les priorités locales.

La deuxième porte sur la direction des débats. Pour le réseau, l’agenda, le pilotage ainsi que les décisions doivent être définis par des institutions et représentants africains disposant d’un véritable pouvoir de décision.

Enfin, la troisième exigence concerne la responsabilité et les résultats. Le PCE-RECC appelle à des engagements transparents, évaluables et assortis de mécanismes permettant de mesurer leur mise en œuvre.

L’organisation citoyenne appelle par ailleurs à une nouvelle conception de la coopération entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.

« Nous appelons ainsi à une coopération qui ne place pas l’Afrique en position d’invitée, mais en position de décideur », affirme le communiqué.

Pour le PCE-RECC, l’enjeu dépasse donc le simple choix du lieu d’une rencontre. Il s’agit, selon cette structure, de réaffirmer la capacité des États africains à définir eux-mêmes leurs priorités économiques et politiques.

« L’avenir africain ne doit pas être débattu à l’extérieur pendant que les Africains restent en périphérie des décisions », insiste le réseau.

L’Initiative « Pour ma commune, je m’engage » indique avoir transmis sa prise de position aux autorités compétentes, aux médias, aux organisations de la société civile ainsi qu’à l’opinion publique.

Le communiqué est signé par Reagan Marc Ngamazita, analyste et initiateur du PCE-RECC, qui appelle à une coopération fondée sur une souveraineté économique assumée et une gouvernance réellement portée depuis l’Afrique.

Lelo

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