RDC : Mardochée Nsélé évoque des élections générales en 2035 et relance le débat politique

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Les déclarations de Mardochée Nsélé, présenté comme l’auteur du slogan « Félix Tshisekedi a une mission et non un mandat », ravivent le débat sur l’avenir institutionnel et électoral de la République démocratique du Congo. Dans une récente intervention, il a défendu l’hypothèse d’élections générales en 2035, après une période de transition destinée, selon lui, à consolider la stabilité du pays.

Mardochée Nsélé propose qu’à l’issue du mandat actuel du président Félix Tshisekedi, un dialogue national inclusif réunissant les différentes forces politiques, notamment l’opposition non armée, soit organisé. Cette démarche devrait, selon sa vision, aboutir à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour une durée de trois ans.

Ce gouvernement aurait notamment pour mission de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, d’accélérer la pacification des zones touchées par les conflits armés et de préparer un référendum sur une nouvelle Constitution.

Pour Mardochée Nsélé, cette période permettrait de réunir les conditions nécessaires à une stabilité durable avant l’organisation de nouvelles consultations électorales.

Fifi Masuka maintenue jusqu’en 2035 ?

Évoquant également la situation politique du Lualaba, Mardochée Nsélé a affirmé que la gouverneure Fifi Masuka Saini resterait à la tête de la province jusqu’aux élections générales qu’il projette pour 2035.

Ces propos interviennent alors que les questions liées au dialogue politique, aux réformes institutionnelles, à la Constitution et au calendrier électoral occupent une place importante dans le débat national.

Il convient toutefois de préciser que la projection de 2035 avancée par Mardochée Nsélé relève de sa propre lecture politique. Elle ne constitue, à ce stade, aucune annonce officielle des institutions chargées de l’organisation des élections en RDC.

Cette prise de position devrait néanmoins alimenter davantage les discussions sur l’avenir institutionnel du pays, alors que la classe politique congolaise reste profondément divisée sur les modalités et le calendrier des prochaines échéances électorales.

Edouard Tshiama

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