Terrorisme des ADF : des voix s’élèvent pour une mobilisation nationale face aux massacres de civils

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Vingt-quatre heures après une double attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF), qui a coûté la vie à une dizaine de civils à Mangina, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), les réactions se poursuivent. Plusieurs acteurs de la société civile dénoncent ce qu’ils considèrent comme une insuffisante mobilisation nationale face aux massacres perpétrés dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Parmi eux, le journaliste humanitaire basé à Beni, Kaba Wesi, estime que le terrorisme des ADF ne doit plus être perçu comme un problème limité à l’Est du pays.

« Notre gouvernement devrait cesser de considérer le terrorisme des ADF comme une crise de l’Est. Que ce soit l’Est, l’Ouest, le Nord, le Sud ou le Centre, c’est le Congo tout entier qui saigne », a-t-il déclaré.

Selon lui, la réponse à cette menace doit être portée par l’ensemble de la nation. Il appelle à une solidarité nationale en faveur des populations victimes des attaques répétées.

« Nous devrions sentir nos compatriotes de Lubumbashi, de Kinshasa, du Kongo Central, de l’Équateur ou encore du Kasaï se mobiliser comme des Congolais contre ces terroristes qui sévissent depuis trop longtemps », a-t-il ajouté.

Kaba Wesi invite également les autorités congolaises à aller au-delà du bilan des victimes et à adopter des mesures fortes pour mettre un terme à cette insécurité persistante.

« Il ne suffit pas de publier les statistiques des personnes tuées. Le gouvernement doit prendre des mesures courageuses et consacrer autant d’énergie à combattre les ADF qu’il en déploie contre le M23 afin de mettre fin à cette barbarie », a-t-il recommandé.

Malgré les opérations militaires en cours, les ADF poursuivent leurs attaques contre les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Selon les informations rapportées localement, plus d’une vingtaine de civils ont été tués au cours de la seule semaine écoulée, transformant de nombreux villages en lieux de deuil et accentuant la crise humanitaire dans la région.

Par Graciano Nguomoja

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