Discours Fatshi, Jean-Marie Kabemba appelle à placer la souveraineté nationale au-dessus des clivages politiques

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À travers une tribune publiée au lendemain du discours du 30 juin 2026 du président Félix Tshisekedi, Jean-Marie Kabemba livre une lecture politique axée sur la défense de la souveraineté nationale et la nécessité d’un consensus républicain face aux défis sécuritaires auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.

Pour cet acteur politique de longue date, ayant participé aux grandes étapes de la démocratisation du pays aux côtés d’Étienne Tshisekedi, le message essentiel du Chef de l’État ne réside pas uniquement dans le débat autour d’une éventuelle réforme institutionnelle. Selon lui, le véritable enjeu est la méthode devant guider toute évolution majeure de la Nation : le dialogue, le respect des institutions et la recherche du consensus.

Jean-Marie Kabemba affirme avoir entendu dans l’allocution présidentielle un appel à dépasser les clivages politiques traditionnels. Il souligne que le Président a réaffirmé des principes qu’il juge fondamentaux, notamment la défense de la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale du pays et le refus de toute légitimation de la violence armée comme moyen d’expression politique.

L’auteur estime que les débats institutionnels ne doivent pas occulter ce qu’il considère comme la question centrale de l’heure : la préservation de la souveraineté du Congo face aux menaces extérieures et aux conflits persistants dans l’Est du pays. Il rappelle que depuis plusieurs décennies, la RDC est confrontée à des agressions récurrentes dont les formes changent mais dont l’objectif demeure, selon lui, l’affaiblissement de l’autorité de l’État sur son territoire et ses ressources.

Évoquant l’accord signé le 27 juin dernier entre la RDC et le Rwanda à Washington, Jean-Marie Kabemba estime qu’il s’agit d’une opportunité diplomatique dont la réussite devra être mesurée à travers des résultats tangibles sur le terrain, notamment le retrait des forces étrangères, le retour des déplacés et la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits.

Dans son texte, il interpelle également l’opposition républicaine, les confessions religieuses et les acteurs de la société civile, les invitant à ne pas perdre de vue la question de la souveraineté nationale. Selon lui, le principal risque serait de voir les divergences politiques internes reléguer au second plan les enjeux liés à l’occupation de certaines zones du territoire national et à l’exploitation illégale des ressources du pays.

L’ancien acteur des combats démocratiques revient également sur les violences identitaires qui ont marqué le Katanga dans les années 1990. Il met en garde contre toute instrumentalisation des appartenances communautaires dans le débat politique, estimant que ces logiques ont déjà causé de profondes souffrances et pourraient fragiliser davantage la cohésion nationale.

En conclusion, Jean-Marie Kabemba considère que le discours du 30 juin constitue avant tout un appel à la responsabilité collective. Pour lui, majorité, opposition, Églises et société civile ont chacune leur rôle à jouer, mais aucune ne devrait perdre de vue ce qu’il présente comme l’essentiel : la préservation de l’intégrité, de la souveraineté et de l’unité de la République démocratique du Congo.

Lelo

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