En mission officielle à Bunia ce lundi 20 avril, Luis Wathum Kabamba a affiché une détermination claire : faire le point sur le plan de développement minier et engager des mesures concrètes face aux dérives observées sur le terrain. À son arrivée dans le chef-lieu de la province de l’Ituri, le ministre a été reçu par le gouverneur militaire dans son cabinet avant de s’adresser à la presse.
Au cœur de son message : la nécessité urgente de relancer les activités de la SOKIMO, acteur historique du secteur, dont le redémarrage est jugé stratégique pour l’économie locale et nationale.
Mais au-delà de cette relance, le patron des Mines a pointé une problématique préoccupante : l’exploitation artisanale minière devenue difficile à contrôler. Il a notamment dénoncé l’envahissement jugé « sauvage » de
certains sites par des exploitants étrangers opérant parfois en marge de la légalité. Une situation qu’il a comparée à « une gangrène » qui freine l’organisation du secteur.
« Nous ne pouvons pas rester spectateurs », a-t-il insisté, soulignant la nécessité pour les autorités de descendre sur le terrain afin d’évaluer la situation réelle et prendre des mesures appropriées pour mettre fin à ces pratiques.
Cette visite s’inscrit donc dans une logique d’action et de réforme. Le ministre a également salué l’implication des autorités provinciales, en particulier le gouverneur militaire de l’Ituri, pour leur soutien aux efforts du gouvernement visant à restaurer l’ordre et la transparence dans le secteur minier. Après son étape à Bunia, Luis Wathum Kabamba s’est envolé pour le territoire D’aru, où il poursuit sa mission d’évaluation et de suivi des activités minières dans la province de l’Ituri.
DjoDjo Djamba

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