L’ancien député Ados Ndombasi, président du mouvement Alternative 2028, s’oppose fermement à la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo d’accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis. Il dénonce une mesure qu’il juge précipitée et adoptée sans consultation préalable du Parlement.
Dans une déclaration publiée mercredi, l’ex-élu met en garde contre les conséquences d’une telle décision, qu’il estime lourde de risques pour l’équilibre social et sécuritaire du pays.
Il évoque notamment le précédent de 1994, marqué par l’afflux massif de réfugiés rwandais en territoire congolais, une situation qu’il relie aux conflits armés ayant ensanglanté la région des Grands Lacs pendant plusieurs années.
Selon lui, l’accueil de personnes expulsées, dont les profils restent peu connus du grand public, pourrait accentuer les fragilités déjà existantes dans un pays confronté à des crises sécuritaires persistantes, en particulier dans sa partie orientale.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter les erreurs du passé », alerte-t-il, appelant à une prise de conscience collective face aux enjeux liés à cette décision.
Face à ce qu’il considère comme une menace potentielle pour la stabilité nationale, Ados Ndombasi annonce le lancement d’une pétition. Il invite les Congolais, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à s’y joindre massivement afin d’exiger un débat public et transparent sur la question.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les questions migratoires et sécuritaires demeurent particulièrement sensibles en République démocratique du Congo, alimentant un débat de plus en plus vif au sein de l’opinion publique.
Lelo

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