Kinshasa : Ouverture de la session parlementaire de mars sous le signe du contrôle et des réformes

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La session ordinaire de mars s’est ouverte ce lundi 30 mars 2026 à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, dans un contexte marqué par de fortes attentes sur les plans législatif, social et urbain.

Dès l’entame, les députés provinciaux annoncent une session dense, mêlant initiatives législatives et contrôle rigoureux de l’exécutif provincial.

Des initiatives législatives ciblées

Plusieurs textes majeurs sont attendus au cours de cette session, portés aussi bien par le gouvernement provincial que par les élus : Projet d’édit sur la consolidation des budgets des communes dans celui de la ville de Kinshasa pour l’exercice 2026, Proposition d’édit sur la réglementation de la publicité extérieure, initiée par Jared Phanzu, Proposition d’édit sur les mécanismes de promotion et de sauvegarde des salaires minima provinciaux dans le secteur privé, portée par Monplaisir Bolokole. D’autres textes liés à la sécurité urbaine, l’assainissement et la mobilité dans la capitale seront également examinés.

Un contrôle parlementaire annoncé comme intense

Au-delà de la production législative, les députés entendent accentuer la pression sur l’exécutif provincial : Pétitions visant certains membres du Bureau, Multiplication des questions orales avec débat. Le député Aubin Mukanu prévoit de relancer son initiative contre le gouverneur Daniel Bumba, restée jusque-là sans suite.

La question de l’insalubrité à Kinshasa s’impose comme l’un des dossiers brûlants de la session. Le député Nicolas Wemakoy exige des explications du directeur général de la RASKIN : « Qu’il nous dise pourquoi Kinshasa est toujours sale »
Il remet également en question les annonces de l’exécutif : « Le gouverneur Daniel Bumba nous a parlé de 100 véhicules pour nettoyer Kinshasa. Où se trouvent-ils ? »

Tout en affirmant agir dans une logique de contrôle : « Non pas pour nuire, mais pour exercer le contrôle parlementaire ».

Vers des sanctions ?

Dans la même dynamique, Steve Mulumba appelle à durcir le ton :
« On leur a déjà laissé deux ans. Il faut passer à l’étape des sanctions si les résultats ne sont pas satisfaisants »
Il annonce plusieurs initiatives : interpellation du ministre provincial de l’Environnement
proposition d’édit sur la réglementation des cimetières
audition du DG de l’aménagement des espaces publics
question orale adressée au DG de la DRGK
D’autres dossiers en attente. De son côté, Roland Kiki attend toujours des réponses du ministre provincial des Mines, de l’Énergie et de l’Agriculture sur plusieurs dossiers jugés prioritaires.

Une session sous haute tension

Entre exigences de résultats, pression sur l’exécutif et attentes de la population, cette session parlementaire s’annonce déterminante pour la gouvernance de Kinshasa.

Elle pourrait marquer un tournant, notamment sur des enjeux majeurs du quotidien des Kinois : salubrité, mobilité, gouvernance locale et transparence de l’action publique.

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