Kinshasa : Les chauffeurs de taxis-bus menacent d’une grève de 48 heures face aux tracasseries persistantes

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Le climat social se tend dans le secteur du transport urbain. Les associations de chauffeurs de taxis-bus haussent le ton et menacent de déclencher une grève de 48 heures les 30 et 31 mars, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

À travers leurs représentants, ces organisations accusent certains services de contrôle de maintenir des tracasseries récurrentes sur les principales artères de la capitale congolaise, en violation des engagements pris avec le gouvernement provincial de Kinshasa.

Selon les chauffeurs, les discussions antérieures avec les autorités n’ont pas permis d’améliorer la situation sur le terrain. Ils pointent notamment :
des contrôles jugés abusifs
des perceptions illégales
des pressions quotidiennes sur les conducteurs.

Autant de pratiques qui, selon eux, continuent de désorganiser le secteur du transport public et de fragiliser davantage leur activité.

Les professionnels du volant affirment que ces tracasseries aggravent leurs difficultés financières dans un contexte déjà marqué par : la hausse du coût de la vie, l’entretien des véhicules, la concurrence accrue dans le transport urbain.

Ils estiment que la situation devient « intenable » et exigent des mesures concrètes pour assainir leur environnement de travail.

Face à l’absence de solutions immédiates, les associations annoncent leur intention de passer à l’action. Une grève de deux jours pourrait ainsi fortement perturber la mobilité dans la capitale de la République démocratique du Congo, où des millions d’habitants dépendent quotidiennement des taxis-bus pour leurs déplacements.

Du côté du Gouvernement provincial de Kinshasa, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée au moment de la rédaction de cet article.

Ce silence alimente les inquiétudes quant à une possible escalade de la crise, dans une ville déjà confrontée à d’importants défis en matière de circulation et d’organisation des transports.

Cette nouvelle menace de grève illustre les tensions persistantes entre les acteurs du transport urbain et les autorités, dans un contexte où la question de la régulation et de la modernisation du secteur reste un enjeu majeur pour la capitale congolaise.

Lelo

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