Le débat sur la révision de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo. Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et président de la Convention pour la République et la Démocratie (CRD), s’est clairement positionné en faveur d’un changement de la loi fondamentale.
« Je suis pour le changement de la Constitution. Les élections de 2028 se feront avec une nouvelle Constitution », a-t-il déclaré, assumant ouvertement son soutien à une réforme du texte adopté en 2006.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par la relance progressive du débat institutionnel autour de la Constitution du 18 février 2006. Depuis plusieurs mois, certains acteurs de la majorité estiment que ce texte ne correspond plus aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles actuelles du pays.
Le débat avait été initialement relancé en novembre 2024 par le président de la République, Félix Tshisekedi. Le chef de l’État avait alors affirmé que la Constitution congolaise avait été « rédigée par des étrangers », appelant implicitement à une réflexion sur sa révision.
Cependant, l’intensification de la crise sécuritaire dans l’est du pays, notamment après la chute de Goma, avait temporairement relégué cette question au second plan de l’agenda politique.
Aujourd’hui, le sujet revient au cœur du débat public. Selon plusieurs observateurs, le récent regain d’activisme diplomatique de Kinshasa sur la scène internationale, notamment dans le bras de fer avec Rwanda, avec l’appui des États-Unis, a contribué à redonner de l’élan aux discussions autour d’une réforme constitutionnelle.
Dans ce contexte, certaines voix au sein de la majorité évoquent désormais ouvertement l’éventualité d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi, une perspective qui continue toutefois de susciter de vives réactions au sein de l’opposition et de la société civile.
Si aucune initiative formelle n’a encore été engagée au Parlement, les déclarations de Christophe Mboso illustrent la montée progressive d’un courant politique favorable à une refonte du cadre constitutionnel avant les prochaines échéances électorales prévues en 2028.
Rédaction

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