Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole a condamné l’opposant Jacky Ndala à neuf mois de prison pour propagation de faux bruits, dans un jugement rendu le 5 mars 2026.
Cette peine est inférieure aux 30 mois d’emprisonnement qui avaient été prononcés en première instance.
Selon son avocat, Odudu Menga Jean‑Pierre, son client avait déjà passé dix mois en détention provisoire avant d’obtenir une liberté provisoire en septembre dernier.
En conséquence, la durée de la détention déjà effectuée dépasse la peine finalement prononcée par le tribunal.
« À ce jour, il est désormais un homme libre, mais on n’arrive pas à comprendre son nouvel enlèvement », a déclaré l’avocat, dénonçant une situation qu’il juge incompréhensible et préoccupante.
Pour la défense, si la décision judiciaire est appliquée strictement, Jacky Ndala devrait être immédiatement remis en liberté, puisque sa peine serait déjà entièrement purgée.
L’avocat affirme toutefois ignorer où se trouve actuellement son client, parlant d’une possible interpellation ou enlèvement après le jugement.
Cette situation suscite des interrogations dans les milieux politiques et judiciaires, certains observateurs estimant que l’affaire pourrait raviver le débat sur les arrestations et les conditions de détention des opposants en République démocratique du Congo.
Rédaction

+ There are no comments
Add yours