Le débat autour d’une éventuelle réforme de la Constitution du 18 février 2006 continue de susciter des réactions au sein de la classe politique en République démocratique du Congo.
Parmi les voix critiques, celle de Olivier Kamitatu s’est faite particulièrement entendre.
L’opposant s’oppose fermement à toute initiative visant à modifier la loi fondamentale, qu’il considère comme un rempart démocratique issu du consensus national post-conflit.
Une mise en garde sans équivoque
Dans une déclaration au ton direct, Olivier Kamitatu estime que les motivations derrière une éventuelle révision ne seraient pas institutionnelles, mais politiques.
« Celui qui veut changer la Constitution de 2006 ne veut pas améliorer la République. Il veut se débarrasser des limites que la République lui impose. On ne change pas les règles du jeu quand on a perdu la confiance du peuple. On rend les clés. »
À travers cette sortie médiatique, l’ancien président de l’Assemblée nationale met en garde contre toute tentative de remise en cause des équilibres constitutionnels, notamment ceux liés à l’alternance démocratique et à la limitation des mandats.
Défense de l’ordre constitutionnel
Pour Olivier Kamitatu, la Constitution actuelle demeure un socle essentiel de stabilité institutionnelle. La modifier, selon lui, risquerait d’ouvrir la voie à des dérives politiques susceptibles de fragiliser davantage la démocratie congolaise.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats croissants au sein des milieux politiques et académiques sur l’opportunité ou non de réviser certaines dispositions du texte fondamental, promulgué en 2006 à l’issue de la transition politique.
Un débat toujours ouvert
Alors que certains acteurs plaident pour une adaptation de la Constitution aux réalités actuelles, d’autres, à l’instar d’Olivier Kamitatu, appellent au respect strict des dispositions existantes, estimant que les priorités devraient porter sur l’application effective du texte plutôt que sur sa modification.
Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise reste ainsi ouvert, révélateur des tensions politiques et institutionnelles qui traversent encore le pays.
Rédaction

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