Dans un contexte sécuritaire marqué par la persistance des conflits armés dans l’est de la République démocratique du Congo, le professeur Albert Kabasele Yenga Yenga appelle à une relecture des priorités nationales, estimant que la tenue d’élections ne devrait plus être au centre du débat politique.
« Il ne faut plus penser aux élections », affirme-t-il, établissant un parallèle assumé avec d’autres théâtres de guerre à travers le monde. En guise d’illustration, l’universitaire interroge : « Est-ce qu’il y a un projet d’élections en Ukraine ? », pour souligner ce qu’il considère comme une évidence stratégique.
Selon lui, en période de guerre, la priorité doit aller à la défense nationale, à la stabilité des institutions et à la cohésion du pouvoir, conditions jugées indispensables pour faire face à une menace sécuritaire majeure.
Toute focalisation excessive sur les échéances électorales risquerait, à ses yeux, de fragiliser davantage l’État et de détourner l’attention des impératifs militaires et diplomatiques.
Cette position intervient alors que le débat sur la gouvernance, la légitimité institutionnelle et le respect du calendrier constitutionnel continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en RDC.

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