Alors que plusieurs acteurs politiques et sociaux plaident pour l’organisation d’un dialogue national inclusif afin de répondre aux défis multiformes auxquels fait face la République démocratique du Congo, une voix discordante s’élève au sein de la classe politique.
Le député national Gratien Iracan s’oppose fermement à cette démarche, qu’il juge contre-productive pour l’avenir du pays.
Pour l’élu du peuple, la tenue d’un dialogue national constituerait un recul démocratique majeur, estimant qu’elle ferait « revenir la RDC plus de vingt ans en arrière ». Dans ses déclarations, Gratien Iracan qualifie cette initiative de « bricolage politique », portée, selon lui, par des leaders « en panne de vision » et incapables de proposer des solutions concrètes aux problèmes structurels du pays.
S’inscrivant dans une approche alternative, le parlementaire estime que le dialogue tant réclamé par certains acteurs ne saurait sauver la RDC, encore moins répondre aux attentes profondes de la population. Il considère que les défis actuels exigent des réformes institutionnelles fortes, une gouvernance responsable et le respect strict de la volonté populaire issue des urnes.
Selon Gratien Iracan, l’objectif réel de ce projet de dialogue est clairement identifiable : le partage du pouvoir. Il accuse ses promoteurs de chercher à réintégrer dans le jeu politique des leaders rejetés par le peuple, qu’il qualifie de « traîtres » ayant « vendu le pays ».
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des débats intenses sur les mécanismes à adopter pour renforcer la cohésion nationale et faire face aux défis sécuritaires, économiques et institutionnels. Les avis demeurent profondément divergents, illustrant la complexité du paysage politique congolais.
Rédaction.

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