Nord-Kivu : La FEC se plaint de la multiplication des journées ville morte à Butembo

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La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) Butembo-Lubero, exprime ses inquiétudes face à la recrudescence des journées « ville morte » décrétées dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu. Sans s’opposer au fond des revendications citoyennes, cette organisation patronale estime que la répétition de ces actions asphyxie lourdement l’économie locale et aggrave la précarité des populations.

Réagissant ce lundi 12 janvier 2026 à l’annonce d’une nouvelle journée « ville morte » prévue pour ce mardi 13 janvier à l’appel de mouvements citoyens et groupes de pression, le président de la FEC Butembo-Lubero, Polycarpe Ndivito Kikwaya, a fait part de son mécontentement lors d’un échange avec la presse locale. Il a dénoncé une pratique qu’il juge excessive et contre-productive pour une population majoritairement dépendante des activités quotidiennes.

Tout en reconnaissant la légitimité des démarches visant à interpeller les autorités sur la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, Polycarpe Ndivito Kikwaya a plaidé pour une requalification des manifestations. Il propose notamment que les actions de protestation soient limitées à quelques heures plutôt qu’à des journées entières.

« _Ces journées villes mortes accentuent la souffrance d’une population qui vit au taux du jour. Bien que nous ayons de la compassion pour la crise sécuritaire, pensons aussi à la survie de la communauté. Asphyxier l’économie profite à l’ennemi », a-t-il déclaré.

Le président de la FEC a également rappelé que les opérateurs économiques sont soumis à des engagements financiers importants, notamment des contrats commerciaux et des crédits bancaires. Selon lui, des faillites en chaîne pourraient entraîner une baisse des recettes fiscales, privant ainsi l’État des moyens nécessaires pour soutenir sa politique sécuritaire.

« La pression citoyenne est importante, mais elle doit être mesurée. Limitons ces actions à des heures et non à des journées entières », a-t-il insisté.

Pour rappel, à travers des communications diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains médias locaux, plusieurs mouvements citoyens ont appelé la population de Butembo à observer une journée « ville morte » ce mardi 13 janvier 2026. Cette mobilisation vise à exiger la révocation du maire policier de Butembo ainsi que du commandant urbain de la Police nationale congolaise (PNC), accusés d’inefficacité face à la recrudescence de la criminalité et à l’insalubrité publique.

AMISI Jackson, depuis Butembo

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