Tshikapa : Un moratoire de 7 jours donné aux occupants du site du Club Bisengo

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Le Gouvernement provincial du Kasaï, au cœur de la République démocratique du Congo, a pris une décision marquante concernant le site du Club Bisengo. Dans un communiqué officiel publié le 17 décembre 2025, les occupants de cet espace public ont été sommés de libérer les lieux dans un délai de sept jours.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre du Projet d’Aménagement et de Services pour l’Eau et l’Assainissement (PASEA), qui est financé par la Banque mondiale. Ce projet ambitieux vise à construire un bâtiment destiné à héberger divers services liés à l’eau et à l’assainissement dans la province du Kasaï.

Le communiqué, signé par le Gouverneur de province, Maître Crispin Mukendi Bukasa, précise :

« Dans le cadre de la construction, par le Projet PASEA, financé par la Banque mondiale, du bâtiment destiné à abriter les différents services liés à l’eau et à l’assainissement dans la province du Kasaï, Son Excellence Monsieur le Gouverneur de province informe toute personne occupant, sans titre ni droit, l’espace dénommé Club BISENGO, de libérer ledit espace dans un délai de sept (7) jours à compter de la date de signature du présent communiqué. »

Le document souligne également que, si le délai de sept jours n’est pas respecté, les autorités procéderont à une expulsion forcée ainsi qu’à la démolition des installations présentes. Les frais et risques afférents seront à la charge des occupants.

Cette décision suscite des réactions variées parmi les différents acteurs de la société civile et les occupants du site. Les défenseurs des droits humains s’inquiètent des conséquences potentielles sur les personnes qui vivent ou opèrent sur ces terres, parfois depuis des décennies, sans titre de propriété formel.

Les responsables du projet PASEA, quant à eux, défendent la nécessité de cette action pour améliorer les infrastructures essentielles dans la province, face à des défis croissants liés à l’eau potable et à l’assainissement.

Le moratoire accordé aux occupants du Club Bisengo représente une étape importante dans le développement infrastructurel du Kasaï. Néanmoins, il révèle également des tensions sous-jacentes concernant l’accès à la terre, les droits des occupants et l’impact de tels projets de développement sur les communautés locales. Les autorités provinciales doivent maintenant naviguer entre le développement économique et le respect des droits des citoyens pour garantir une transition harmonieuse vers l’avenir.

Passy Muima

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