Lors du sommet extraordinaire tenu en visioconférence par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le président Félix Tshisekedi s’est vu refuser le droit de parole, une mesure exceptionnelle motivée par le non-paiement par la RDC de ses contributions financières à la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC).
Déployée entre 2023 et 2024 pour soutenir les FARDC face à l’offensive du M23 dans l’est du pays, la SAMIDRC avait mobilisé des ressources régionales importantes, dont le financement devait être partagé entre les États membres. La RDC, principal bénéficiaire de la mission, n’a pas honoré ses engagements budgétaires, selon des sources internes à l’organisation.
L’Afrique du Sud, qui assure actuellement la présidence tournante de la SADC, a dirigé les débats de cette session consacrée à la crise politique à Madagascar, sans accorder la parole à la délégation congolaise, y compris lors des réunions préparatoires entre experts et ministres.
Les Seychelles et les Comores, également en défaut de paiement, ont subi la même sanction. Ce geste diplomatique fort met en lumière la rigueur désormais appliquée par la SADC face au non-respect des engagements financiers de ses membres.
Un signal embarrassant pour Kinshasa, qui cherche à consolider son leadership régional tout en gérant une crise sécuritaire interne complexe.

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