RDC : Claude Baziluka critique l’exclusion du M23 du dialogue national

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Le juriste et libre penseur Claude Baziluka s’interroge sur l’efficacité du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, particulièrement en raison de l’absence annoncée du M23 parmi les participants.

Dans son analyse, Claude Baziluka estime que la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo devrait tenir compte de la réalité du terrain et des rapports de forces qui s’y sont établis.

Il rappelle que le M23 a progressivement étendu son contrôle territorial depuis la prise de Bunagana en juin 2022, avant de s’emparer de Goma et de Bukavu, puis de progresser vers d’autres zones de l’Est du pays.

Pour le juriste, engager un dialogue national sans la participation des acteurs directement impliqués dans le conflit risque de limiter la portée des discussions. Il redoute que cette démarche ne permette pas de s’attaquer aux causes profondes de la crise sécuritaire.

« Les négociations sont généralement déterminées par le rapport des forces sur le terrain », fait valoir Claude Baziluka, appelant ainsi à prendre en compte les réalités militaires et politiques qui caractérisent la situation dans l’Est de la RDC.

Selon lui, deux scénarios pourraient se présenter si la question sécuritaire n’est pas traitée comme une priorité : le maintien du statu quo, avec la persistance de l’occupation de certains territoires, ou une aggravation de la situation pouvant se traduire par de nouvelles avancées militaires du M23.

La sécurité au cœur des priorités

Claude Baziluka interpelle dès lors les autorités de Kinshasa sur leurs priorités face à ce qu’il considère comme une menace majeure pour l’intégrité territoriale de la RDC.

À ses yeux, toute initiative politique destinée à restaurer la paix et la stabilité devrait accorder une place centrale à la question sécuritaire et rechercher des mécanismes susceptibles de déboucher sur une solution durable.

Cette prise de position intervient alors que le débat se poursuit autour de l’inclusivité du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi. Elle remet notamment au centre des discussions la question de savoir quels acteurs doivent être associés à ce processus pour lui donner des chances réelles de contribuer à la résolution de la crise dans l’Est du pays.

Le débat reste donc ouvert entre ceux qui privilégient un dialogue national centré sur les forces politiques et sociales congolaises et ceux qui estiment que la résolution de la crise sécuritaire exige également d’engager les acteurs armés directement impliqués sur le terrain.

Lelo

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